Sunday, July 5, 2009

Bonne nouvelle : le SIDA en net recul en Haïti.

Micheline Léon et ses enfants. Infectée par le VIH, elle survit depuis 15 ans grâce à l'action de Zanmi Lasante. Source:AP Photo/Ramon Espinosa
Vous vous rappelez peut-être de la fameuse maladie des « 4H ». C’était le nom accolé au VIH/SIDA par le Centers for Disease Control (CDC) aux USA. À l’époque, selon le CDC, les haïtiens étaient avec les homosexuels, les hémophiles et les héroïnomanes les principaux propagateurs du virus. Suite au tollé soulevé par cette classification sans base scientifique et au caractère raciste, le CDC dut renoncer à sa fameuse liste. Cependant le mal était fait. Pour plus d’un, la mise à l’index du CDC contribua notamment à la chute du nombre de touristes en Haïti au milieu des années 1980.

Après qu’Haïti ait fait la une pour le nombre de personnes infectées, les bonnes nouvelles sont là. Le taux d’infection des femmes enceintes est passé de 6,2 à 3,1 % entre 1993 et 2003. Le taux d’infection des 15-49 ans est aussi tombé à 2%. Soit un niveau plus faible que les Bahamas et de bien de pays d’Afrique.

Pour en savoir plus sur ce succès, le récent article de l’Associated Press, From Haiti, a surprise: good news about AIDS, vaut le détour. On y parle notamment de deux acteurs à l’avant-garde de la lutte contre le SIDA: l’haïtien Jean William Pape, directeur du centre GHESKIO, et Paul Farmer, fondateur de l’ONG Zanmi Lasante (Partners in Health) dont le travail dans le Plateau Central a acquis une renommée mondiale.

J’ai quand même quelques craintes. La victoire contre le SIDA en Haïti, se fait-elle aux dépens de la lutte contre d’autres problèmes de santé publique (disponibilité de l’eau potable par exemple) qui aurait pu avoir un plus grand impact ?

1 comment:

  1. An nou kontinye efo yo...SIDA se sak jou ou konbat sa...Bravo Ayiti...Si nou vle, nou kapab!

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