
Nouvèl ak refleksyon sou Ayiti/Nouvelles et réflexions sur Haïti/News and thoughts on Haiti.
Friday, July 10, 2009
Se rendre en Haïti : pas plus risqué que d’aller en République Dominicaine.

Sunday, July 5, 2009
Bonne nouvelle : le SIDA en net recul en Haïti.
Après qu’Haïti ait fait la une pour le nombre de personnes infectées, les bonnes nouvelles sont là. Le taux d’infection des femmes enceintes est passé de 6,2 à 3,1 % entre 1993 et 2003. Le taux d’infection des 15-49 ans est aussi tombé à 2%. Soit un niveau plus faible que les Bahamas et de bien de pays d’Afrique.
Pour en savoir plus sur ce succès, le récent article de l’Associated Press, From Haiti, a surprise: good news about AIDS, vaut le détour. On y parle notamment de deux acteurs à l’avant-garde de la lutte contre le SIDA: l’haïtien Jean William Pape, directeur du centre GHESKIO, et Paul Farmer, fondateur de l’ONG Zanmi Lasante (Partners in Health) dont le travail dans le Plateau Central a acquis une renommée mondiale.
J’ai quand même quelques craintes. La victoire contre le SIDA en Haïti, se fait-elle aux dépens de la lutte contre d’autres problèmes de santé publique (disponibilité de l’eau potable par exemple) qui aurait pu avoir un plus grand impact ?
Récents articles sur Haïti dans la presse internationale.
flickr.com/fenicio84 - Une américaine raconte son excursion à la Citadelle : Haiti's landscape masks troubled past.
- La vie de l’ex-président en Afrique du Sud : Aristide's SA high life to continue.
- Michèle Pierre-Louis interviewée par Michael Deibert : The Elites Are Like a Huge Elephant Sitting on Haiti.
Nota Bene: Deibert est l’auteur de "Notes from the Last Testament: The Struggle for Haiti".
Tuesday, June 30, 2009
Ki yès ki bezwen van pou al Lagonav?

De quoi s’agît-t-il ?
Le projet vise à construire, à La Gonâve, le plus grand port touristique de la Caraïbe. L’île accueillerait six bateaux de croisière par semaine à raison de 6 000 passagers par bateau. 250 000 hectares devraient être mis en valeur afin de nourrir ces touristes et la construction d’un aéroport international est prévue. Le projet devrait s’étaler sur 20 ans et produire, entres autres, les résultats cités au début. Un centre de formation serait également construit en vue de former le personnel haïtien qui sera employé sur le site. La Gonâve fonctionnerait comme une entreprise liée par contrat (renouvelable) de 49 ans à l’état haïtien qui recevrait 34% de tous les revenus générés sur l’île.
Le problème.
Les investisseurs se plaignent de la lenteur de l’état haïtien à leur accorder l’autorisation nécessaire pour lancer le projet alors que les documents nécessaires à l’étude du dossier ont été fournis au gouvernement depuis un an. Ils menacent du coup de se rendre en République Dominicaine au cas où cette approbation ne leur serait pas accordée dans les prochains jours. Dans une interview sur Radio Métropole, le Directeur du Centre de Facilitation des Investissements (CFI) confirme que le dossier est à l’étude. Vu que l’état haïtien n’est pas habitué à recevoir des demandes d’investissement d’une telle envergure, le délai d’analyse du dossier dure plus longtemps, assure-t-il.
La Gônave a le vent en poupe.
Ces investisseurs sont loin d’être les seuls à s’intéresser à l’île. Selon les rumeurs, il y aurait une quinzaine de méga-projets d’investissement concernant La Gonâve déposés par des entrepreneurs étrangers et haïtiens auprès du gouvernement. A titre d’exemple, une recherche rapide sur Google me dirige vers le site du La Gonâve Development Corporation (GDC), formé par des investisseurs d’Haïti et de sa Diaspora, lesquels seraient prêts à débourser cinq milliards de dollars pour un projet de développement de l’île.
Questions
Tout cela paraît bien beau. Cependant, à entendre les promoteurs du projet de 48 milliards de dollars, on a parfois quelques difficultés à cerner leurs objectifs. Dans une interview accordée sur Vision 2000, à laquelle intervenait notamment Fred Rice, PDG de la firme américaine Global Renewable Energy Group, le projet est présenté à la fois comme un pôle touristique, un centre de production énergétique régional et une place d’implantation de sociétés financières. Une recherche rapide à partir de Google (oui encore Google !) sur Fred Rice et la Global Renewable Energy Group ne fourni aucun résultat concernant l’entrepreneur. Quant au site de son entreprise, il est encore en construction…En plus, à ce stade du projet, on s’attendrait à une maquette ou une présentation 3D du projet…rien de pareil n’a été présenté. Espérons que de plus amples informations seront disponibles sous peu.
L'image d'Haïti dans les médias internationaux.
Dans le jeu vidéo Resident Evil 5, le joueur peut s'amuser à abattre des zombies dans un bidonville d'Haïti.De pareilles statistiques n’empêchent pas aux gouvernements américain et canadien de maintenir les fameux « Travel Warning » ou autres « conseils aux voyageurs » à l’endroit de leurs citoyens se rendant en Haïti. L’image projetée par Haïti dans les médias y est sans doute pour quelque chose.
D’après vous, cette image projetée par les médias étrangers reflète-t-elle l’état actuel des choses? Y aurait-il un biais parce que les bonnes nouvelles ne se vendent pas ? Y a-t-il autre chose pouvant expliquer pareil biais si jamais il existe ?
Thursday, June 25, 2009
Cinéma Haïtien Vs Cinéma Africain (Nigérian)

Les fameux « films africains » qui captivent le public haïtien viennent du Nigéria. N’allez pas croire qu’il s’agit d’une mince affaire ! A raison de 200 films par mois et un chiffre d’affaire annuel estimé à 250 millions de dollars, l’industrie cinématographique nigériane ou Nollywood (le N du Nigeria remplaçant le H du Hollywood américain) produit le plus grand nombre de films au monde par année, après l'Inde et plus que les USA. Certains acteurs sont tellement demandés qu’ils peuvent participer à 3 ou 4 tournages en une journée. Les films sont produits directement pour la vente sur DVD (à 2$ US l’unité), sans passer par les salles de ciné. Utilisant des scénarios simplistes, ils sont tournés en une ou deux semaines et l’un des plus connus cinéastes nigérians déclare pouvoir les faire en 3 jours! Utlisant ensuite le réseau des Nigérians vivant à l’étranger, les DVD se retrouvent facilement dans les villes américaines.
Wednesday, June 24, 2009
Clinton as a special envoy in Haiti.
Credit Photo: ReutersOur friend Frantz Telfort from the blog Haiti Opinions send this piece on Bill Clinton nomination as special envoy in Haiti. Do you agree with him?
President Clinton as the UN special envoy in Haiti.
Most people misread President Clinton nomination as the UN special envoy to Haiti. Some talk about his legacy in Haiti, others mention personal financial interests and a few more saw in the nomination a new form of occupation. Let’s start with the last argument. It is totally “foolish” to think that the UN will need to nominate a former US President to ensure a certain form of occupation in Haiti. How many UN troops are stationed in Haiti since 2004? Does it really make sense? Let’s keep our answer short: no. They don’t need somebody’s with Clinton stature to ensure their presence in Haiti. Not now, not tomorrow.
Both the legacy and money arguments do not stand when they are deeply analyzed. Here are the reasons why President Clinton was nominated:
His nomination has nothing to do with Haiti itself and everything to do with China. This is the beginning of a proxy war between the mighty Eagle (the US) and the awakening Dragon (China). On May 20th Brazil signed a treaty with the Chinese Government giving China the rights to exploit offshore Brazilian oil for a total of ten years. This is the latest on a series of Brazilian’s actions that have Washington “rightly” worried. Lula even went as far as labeling this treaty as the most defining one of his presidency.
The Haitian assignment (MINUSTAH) was supposed to be a pathway for Brazil to reach a permanent seat at the UN Security Council. It is obvious Brasilia will not get that seat in the short term. The Haitian mission led by Brazil is a failure and President Clinton presence will only highlight that defeat and reaffirm US leadership in the region.
Sunday, June 21, 2009
Dambisa Moyo : une économiste sexy et des solutions radicales !

Alors que beaucoup se plaignent de la faiblesse de l’aide accordée aux pays pauvres, notamment en Afrique, la charmante jeune dame ne propose ni plus, ni moins que de mettre fin à l’« Aide Étrangère » qui ne fait, selon elle, que renforcer la corruption et la culture de dépendance dans les pays bénéficiaires comme ceux d’Afrique (Elle aurait certainement dit la même chose pour Haïti).
Sa solution (que je simplifie un peu) : mettre fin progressivement à l’aide venant des bailleurs de fonds (Union Européenne, USAID, Banque Mondiale, BID, etc.) dans les cinq prochaines années et ammener les gouvernements des pays pauvres à emprunter l’argent qui leur fait défaut auprès d’investisseurs privés. Fini les dons, fini les prêts à taux préférentiels (taux très faibles) dont bénéficient certains pays (Haïti et pays Africains entre autres) en empruntant à la Banque Mondiale ou à la Banque Interaméricaine de Développement (BID). N’ayant plus toutes ces facilités, le gouvernement d’un pays africain ou d’Haïti aurait plus d’incitation à mieux gérer son économie. L’aide étrangère cesserait ainsi d’alimenter la corruption et la dépendance envers les fameux « bailleurs de fonds ». Pensez-vous qu’une telle solution marcherait en Haïti ? Vos commentaires sont les bienvenus !
